Allocution du Maire d’Amilly

M. le Préfet,

Mme la députée,

M. le sénateur,

Mme et M. les maires,

Mmes et MM. les élus,

Chers amis,

 

In Memoriam

Aux soldats d’Amilly

 

En ce jour où nous inaugurons la place des anciens combattants, réjouissons nous de célébrer cette date dans un pays de liberté..Mais cette liberté nous la devons à des hommes qui se sont battus pour la défendre, certains y ont laissé leur vie.

Aujourd’hui je voudrai honorer les seize enfants d’Amilly qui ne sont pas revenus.

A l’été 1914 commence la 1ère guerre mondiale qui fera tant de victimes.

A la fin de cette « grande guerre », certains ne reverront pas leurs foyers.

Ismaël Chauvière 21 ans de Ouerray

René Genin 28 ans de Ouerray

Paul Souchet 21 ans de Dondainville

Georges Léon Martin 42 ans de Ouerray

François Lontsberch 26 ans d’Amilly

Louis Louatron 25 ans d’Amilly

et son frère

Jules Louatron 25 ans d’Amilly

André La fontaine 23 ans d’Amilly

Gaston Dorange 32 ans de Dondainville

Emile Trouinard 20 ans d’Amilly

Adrien Boisseau 37 ans d’Amilly

Julien Deneau 29 ans de Ouerray

Puis vint l’été 39 et la seconde Guerre Mondiale. Amilly honore la mémoire d’un soldat tombé ici en juin 1940, Jean Robert. Plus tard, à l’autre bout du monde en Indochine, c’est Gilbert Aubry de Mondonville qui trouvera la mort en 1954.

Ce fut notre dernier enfant d’Amilly tombé au champ d’honneur, tous les soldats mobilisés en Afrique du Nord en reviendront et c’est sur eux et leurs enfants que repose aujourd’hui le devoir de mémoire.

Ces cérémonies ne sont pas seulement nécessaires, elles sont indispensables. Elles ne doivent pas seulement être constituées des élus et des anciens combattants mais de toute la population et particulièrement des enfants lisant des textes ou chantant l’hymne national pour comprendre que le 8 mai ou le 11 novembre sont là pour rendre hommage à ceux qui se sont battus et sont morts pour notre pays. Ce devoir de mémoire est essentiel ; bien connaître son passé aide à mieux choisir son avenir.

Face au monument, ce ne sont pas des noms inscrits dans la pierre, ce sont des fils d’Amilly, des époux, des pères, jeunes et très jeunes qui ont donné leur vie pour que nous, leurs descendants puissions vivre libres, un sacrifice qui doit nous faire réfléchir.

En leur mémoire, sur les registres de l’Etat-Civil, en face de leur nom est inscrite une expression très employée et pourtant qui, je l’espère pour vous maintenant, prend tout son sens :

« Mort pour la France ».